Les menaces du manuel sont des forces exogènes à l'humanité (bien que déclenchées par elle), adressant (menaçant) les 6 vulnérabilités (court terme) d'un être humain (faim, soif, chaud, maladie, etc.) :
Le climat a déjà commencé à changer à un rythme insoutenable pour les espèces animales et végétales (il change plus vite qu'elles n'arrivent à évoluer). Son inertie est d’environ 20 ans (c'est à dire que le dérèglement actuel que nous vivons est lié aux émissions de polluants d'il y a 20 ans et plus - source: Jean-Marc Jancovici). Donc même si nous arrêtions immédiatement nos émissions de carbone, le dérèglement continuerait à s'accélérer (puisque nous avons accéléré les émissions de gaz à effet de serre ces 20 derniers années) pendant encore 20 ans, avant de ralentir (et donc de rester à un niveau très élevé encore très longtemps). Et comme il est totalement illusoire de croire que l'on va arrêter immédiatement de polluer, il est important de se transformer, en tant que société, pour
Il est ici mentionné "dérèglement" plutôt que simplement "réchauffement" car nous voulons tenir compte de tous les problèmes posés par le climat (sécheresses, inondations, déplacement du vortex polaire, changements des courants sous-marins, etc.) Bien évidemment, tout ceci est lié au réchauffement global de la planète.
La biodiversité participe des conditions de vie sur terre de manière générale, et notamment de la fertilité des sols (sur lesquelles poussent les plantes que nous consommons), laquelle participe de la filtration et des cycles de l'eau, de la régulation des pathogènes (pensons COVID-19, grippe aviaire) et de manière générale est un réservoir de diversité génétique qui permet les évolutions des espèces face aux changements. Un réservoir drastiquement réduit, face à des changements importants et rapides ne peut être une bonne chose.
L’azote et le phosphore sont des composés chimiques nécessaires aux plantes. Ces composés sont utilisés massivement dans l’agriculture conventionnelle (intrants chimiques, engrais “NPK”, etc.) et conduisent à une eutrophisation de l’eau douce (surcharge dans ces produits chimiques), et qui finissent également dans les océans.
Les sols sont principalement transformés pour l’agriculture, et nuisent ainsi à la biodiversité, s’érodent plus facilement et induisent des risques d’inondations (un sol cultivé absorbe beaucoup moins d’eau lors des pluies).
La pollution d’origine anthropique touche essentiellement la nourriture (via les sols), l’eau potable (via les infiltrations dans les nappes phréatiques) et l’air. Tout cela contribue à l’épuisement des sols par destruction de la biodiversité (et atteinte à la santé humaine directement).