Le Viable System Model est un modèle systémique décrivant un système viable, c’est à dire capable de s’adapter aux évolutions de son environnement (dans la mesure de sa capacité de résilience). Inspiré du fonctionnement des organismes vivants (notamment système nerveux), il décrit un système récursif où chaque décision est déléguée au plus bas niveau possible, avec une supervision de niveaux supérieurs, le tout contrebalancé avec la prise en compte des évolutions futures anticipées de l’environnement, dans le respect de principes supérieurs (ethos dans le modèle).

VSM_Default_Version_English_with_two_operational_systems.png

Fonctionnement du VSM

Origines

La loi systémique sous-tendant tout le VSM est celle de la Variété Requise de Ross Ashby : pour qu’un système puisse contrôler un autre système, le premier doit avoir une variété au moins égale à celle du deuxième.

En termes plus concrets, il faut donc qu’un système “colle” le plus possible à son environnement pour pouvoir espérer le contrôler (ou y répondre) le mieux possible. C’est pour cela que le VSM repousse la prise de décision le plus bas possible dans la récursivité, et ne permet la prise de décision à un niveau plus élevé que lorsqu’il existe une variété qui n’a pas pu être contrôlée.

Fonctionnement des sous-systèmes

Généralités

Le VSM est composé, récursivement, de 6 sous-systèmes en interactions les uns avec les autres, que l’on retrouve à tous les niveaux récursifs.

En première approche, on pourra considérer le schéma simplifié suivant (ci-contre) :

Viable-System-Model-VSM-adapted-from-Beer-1972-and-Rios-2012.png

Décomposition

La décompositions des trois blocs précédents (Environnement, Opérations, Management) s’effectue comme suit :

Utilité des canaux de communication

Les interactions entre les différentes parties du VSM s’effectuent au-travers de canaux de communication (en chiffres romains sur le schéma Wikipedia du haut) :