Cette première étape peut apparaître particulière lorsqu'on la compare aux autres, mais elle ne nous en semble pas moins indispensable. Les sujets travaillés lors d'une Transition sont éminément anxiogènes, polémiques pour certains, compliqués et complexes, et fatiguants dans leur mise en oeuvre. Par conséquent, se connaître, apprendre à connaître les autres, maintenir le lien en toute circonstance, s'épauler, prévenir et le cas échéant résoudre pacifiquement les désaccords nous semble fondamental.
Les pratiques et méthodes ci-dessous nous semblent importantes à chaque étape du projet, notamment les plus importantes. Nous pouvons citer :
- au démarrage pour apprendre à se connaître ;
- à l'arrivée, voire au départ, de chaque intervenant ;
- régulièrement pour remettre de l'humain dans des relations qui, sinon, pourraient ressembler à du travail ;
- et à chaque fois que le besoin s'en fait sentir : ce n'est jamais du temps perdu. Ou disons qu'il vaut mieux perdre un peu de temps que perdre quelqu'un.
Se connaître (soi-même et les autres)
Partant du truisme que "nous sommes tous différents", il nous semble important de pratiquer un peu d'introspection et reconnaître que nos spécificités sont probablement différentes de celles des autres. Loin de nous de vouloir "mettre les gens dans des cases", il n'en reste pas moins que certains archétypes peuvent être reconnaissables et qu'il est utile de savoir les reconnaître afin de pouvoir les gérer au mieux, tout en reconnaissant que nos réponses ne seront jamais parfaites mais "au mieux" étant donné les circonstances. Les 3 valeurs de l'Adaptation Radicale (Compassion, Curiosité, Respect, cf. Modèles de l'Adaptation Radicale) sont sans doute importants à rappeler ici...
Nous proposons ainsi deux modèles (complémentaires) qu'il nous semble utile de présenter et rappeler régulièrement aux participants :
- L' Echelle de conscience de Paul Chefurka qui décrit des niveaux de prise de conscience de l'effondrement
- ‣ qui propose une lecture psychologique et sociologique des êtres humains qui permet de comprendre pourquoi chacun n'a pas forcément les mêmes attentes que les autres, et pourquoi un groupe peut être différent d'un autre groupe. Cela permet également de savoir ce qui motive chacune personne ou chaque groupe, et ainsi encourager chacun à se retrouver sur un terrain commun, ou reconnaître les niveaux d'évolution différents, pour mieux les respecter.
Face à un comportement que l'on a du mal à comprendre, la première question est sans doute de se demander en quoi la "couleur" de l'interlocuteur (ou du groupe) semble différer de la nôtre et ce qui pourrait être fait pour 1) clarifier la situation et 2) trouver un terrain d'entente (s'il y a désaccord).
Savoir échanger avec respect
La première fondation sur laquelle nous pensons nécessaire d'asseoir la stabilité de toute démarche commune nous semble être celle de pouvoir échanger sereinement les uns avec les autres. Les principes de bienveillance et d'écoute, si nécessaires qu'ils soient, ne saurait suffire si l'on ne sait pas comment les appliquer.
- Communication Non Violente (CNV) permet d'avoir cette disposition d'esprit qui permet de faire comprendre aux autres ce qui nous dérange, sans qu'ils se sentent agressés. Elle nous permet également d'apprendre à reconnaître nos propres besoin et les exprimer, tout comme elle nous apprend à écouter les besoins des autres.
- Dialogue de Bohm explique l'attitude à avoir pour s'assurer que l'on écoute bien les autres et qu'on a toutefois l'opportunité de promouvoir ses propres idées
- Liberating Structures est un ensemble de techniques de facilitation de groupe, gratuites et faciles à apprendre, pour permettre à des groupes d'être efficace dans leurs réunions, malgré le nombre de participants
tour d'introduction, tour de clôture
prendre des pauses
Maintenir le lien
posture d'écoute